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Claude Phaneuf
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Dossier : Le Stade Olympique et la corruption

UNE COMMISSION D’ENQUÊTE PUBLIQUE, 30 ANS PLUS TARD ?

Le « 30 ans plus tard » fait partie du discours pour ignorer le honteux dossier du Stade. Pourtant ce dossier n’est-il pas encore bien d’actualité puisqu’un comité-conseil se promène au Québec à la recherche du « Que doit-on faire avec le Parc Olympique ? » Parallèlement à cette démarche, une grosse firme d’Ingénieurs-conseils (CIMA+) prépare les papiers pour solliciter un messie qui nous construirait un 5ième Toit … alors que la solution a toujours été facile et IGNORÉE : « Demander les plans et devis à l’Architecte Taillibert et aux Ingénieurs de Freyssinet France qui ont faits nos calculs en 1974/1975. Puis le faire construire par une Entreprise d’ici. Le fiasco en est rendu là.

Une Québécoise intéressée à la chose politique et désireuse de voir clair dans le dossier du Stade et des leçons à y tirer m’a écrit un texte très à propos par les temps qui courent.

Cette Québécoise que je remercie m’a fait parvenir ce courriel via mon site internet où quatre questions précises me sont posées.

Envoi: Jeudi, 06 Octobre 2011
Sujet: Merci pour vos commentaires

Bonjour M. Phaneuf,

Je viens de lire, avec grand intérêt, vos commentaires sur votre blogue relatifs à l'enquête Malouf. Depuis des mois, les médias font référence souvent à la Commission Cliche mais jamais à l'enquête du Juge Malouf sur le scandale olympique, tenue sous le gouvernement du Parti québécois. (1) Vous avez une explication ?

Si je vous suis bien, suite à votre évaluation des non-résultats de l'enquête Malouf sur le scandale olympique, 30 ans plus tard, (2) croyez-vous qu'une enquête sur l'industrie de la construction actuelle ne pourrait aboutir qu'aux mêmes conclusions i.e. pas de responsables, pas d'imputabilité, comme ce fut aussi le cas, il ya quelques années, suite à l'enquête Johnson sur l'écroulement du viaduc de La Concorde ?

Comme j'imagine que vous continuez de vous intéresser au dossier des scandales dans l'industrie de la construction au Québec, suite à l'expérience de l'enquête Malouf en 1978-1979, selon vous, (3) quelle est la solution pour assurer l'intégrité totale de la commission (si elle est créée) et la divulgation de toute la preuve des actes criminels et frauduleux qui auraient été posés depuis des années ? (4) Croyez-vous en la nécessité d'une telle commission d'enquête, 30 ans plus tard ?

Merci de prendre le temps de me répondre.

J’ai vite trouvé dans ces questions pointues l’opportunité de faire le point sur le dossier du Stade et en même temps relier cette aventure décevante, sinon troublante à la manière de faire d’aujourd’hui.

Je réponds à ces questions ici sur mon site pour en faire profiter tous les Québécois. N’est-ce pas la question de l’heure, … la question à $100 000 ?

Question #1

Depuis des mois, les médias font référence souvent à la Commission Cliche mais jamais à l'enquête du Juge Malouf sur le scandale olympique, tenue sous le gouvernement du Parti québécois.

Vous avez une explication ?

Ma réponse

La réponse est simple.

Les vrais responsables d’un projet inachevé pour les Jeux (le Mât était tronqué et le Toit mobile fabriqué et entreposé dans des hangars) et des dépenses plus qu’exagérées (de la « fraude organisée » quoi !), ne sont pas ceux que la Commission du Juge Malouf a cités. Donc la consigne pour tous : Le silence. Ne réveillons pas les Québécois, le chien qui dort !

Quelle grande tromperie de Québec, habilement alimentée par sa RIO partisane ! M. Drapeau, M. Taillibert et ma Division Olympique furent mis à la porte du dossier par M. Robert Bourassa le 12 avril 1974 pour y faire entrer ses hommes forts, LVLV (Lavalin) et l’Entreprise Désourdy.

La Commission Malouf a trouvé des causes aux sommes astronomiques dépensées, mais elle n’a pas voulu identifier les vrais coupables.

*** Combien de témoins ne se rappelaient pas parce qu’ils recevaient des contrats du gouvernement provincial. L’enquête Malouf devait faire la lumière sur la performance de la RIO, donc du Gouvernement lui-même et de sa firme favorite Lavalin que Québec avait imposée à tort en 1974.

*** Le procureur de la Commission a rencontré M. Taillibert à Paris qui lui a soumis une série des questions précises pour faire la lumière. C’est sur quoi M. Taillibert voulait témoigner. Dans son dernier livre (boycotté au Québec) « Stade olympique Montréal, mythes et scandales », M. Taillibert nous rappelle :

« Pourquoi a-t-on délibérément tronqué mon propre témoignage, pourtant très clair sur les responsabilités des uns et des autres ? Avant les audiences, le procureur Dagenais est ainsi venu m’entendre à Paris, je lui exposai ma version des faits et insistai sur une série de questions cruciales et, pour certains, embarrassantes, qui constituaient la clé du dossier. Mais quand la commission m’a interrogé à Montréal, le procureur Dagenais resta muet et aucune des questions soulevées au moment de l’enquête ne me fut soumise. »

*** Les Experts engagés par la Commission pour évaluer les performances de la gestion du projet avaient-ils toute la neutralité requise ? Faire l’évaluation de la performance « LVLV-Lavalin » ? La vraie performance de LVLV-Lavalin est bien explicitée dans mon texte K21, cliquez ici.

*** Je ne fus pas surpris lorsque j’ai lu dans le dernier livre de M. Taillibert en page 87 : « Lors d’un cocktail à Paris à la Délégation du Québec, je me trouvai en compagnie du Premier Ministre Robert Bourassa. Il devait tutoyer les anges, puisqu’il me révéla en avant-première le futur jugement Malouf de la manière suivante : ” Il ne me touche pas, je suis intact ”. De fait, le jugement Malouf n’avait probablement d’autre but que de tuer politiquement Jean Drapeau et de dédouaner les Libéraux.

*** Je ne fus pas surpris non plus que le Premier Ministre René Lévesque déclara « s’étonner de ce que le Parti Libéral ressorte à ce point blanchi et de ce qu’une partie importante du dossier à charge ait été ignoré ».

À la bonne canadienne -- Il ne faut surtout pas « ouvrir la canne de binnes ».

Question #2

Croyez-vous qu'une enquête sur l'industrie de la construction actuelle ne pourrait aboutir qu'aux mêmes conclusions i.e. pas de responsables, pas d'imputabilité, comme ce fut aussi le cas, il y a quelques années, suite à l'enquête Johnson sur l'écroulement du viaduc de La Concorde ?

Ma réponse

Je crois profondément que le PLQ au pouvoir à Québec fera tout en son possible pour que personne n’enquête sur le dossier du Stade Olympique parce qu’il a toléré et laissé tolérer les magouilles qui se sont succédées au cours des années en bonne connaissance de cause.

Le rapport « Duchesneau » oblige le Gouvernement à se mouiller et à enquêter sur la collusion entre entreprises, ouvriers, ingénieurs-conseils et financement occulte des partis politiques dans les contrats du MTQ, mais pas dans le Stade.

Les preuves des manières subtiles de mal faire des dirigeants (Mandataire-Ingénieurs LVLV et Gérant des travaux-Désourdy) … au profit des politiciens ne peuvent plus être détruites. Elles existent à jamais sur mon site. L’enquête sur le Stade est faite. La Vraie Histoire est racontée en détails. Il ne suffit qu’elle soit révélée et expliquée à tous les Québécois. Ainsi une véritable enquête sur l’industrie de la construction avec comme toile de fond mon témoignage historique que je jure « être la Vraie Vérité » identifierait inévitablement les vrais responsables et ceux qui en sont imputables.

Une enquête sur le Stade aboutira, trop de preuves existent maintenant.

Pour que nous allions jusqu’au bout, je prends l’engagement formel de rappeler aux Québécois cette Vraie Vérité du Parc Olympique et d’exposer sur la place publique ce que plusieurs m’empêchent actuellement de faire. Je l’ai promis à M. Drapeau.


Question #3

Suite à l'expérience de l'enquête Malouf en 1978-1979, quelle est la solution pour assurer l'intégrité totale de la commission (si elle est créée) et la divulgation de toute la preuve des actes criminels et frauduleux qui auraient été posés depuis des années ?

De prime abord, quant à moi, tout est souillé, ou mal informé, mais très bien organisé. Les deux machines silencieuses du Stade sont puissantes et rejoignent toutes les sphères de la société.

Ma réponse

Vu l’importance que revêt cette prochaine commission d’enquête sur la collusion dans les contrats du MTQ et sur la corruption qui a pris naissance dans le Stade en 1974, le choix d’un(des) Commissaire(s) indépendant(s) et libre(s) de toutes attaches politiques devrait être fait à l’unanimité de tous les partis de l’Assemblée nationale du Québec et non du seul parti au pouvoir.

Pour divulguer toute la preuve, le mandat ne doit pas être restreint à une question pointue, l’objectif étant de comprendre les mauvaises manières de faire, condamner s’il y a lieu les actes criminels ou frauduleux, et revenir à la manière honnête et responsable de M. Drapeau. Celle de Québec ne marche pas, M. Duchesneau nous l’a dit clairement, preuves à l’appui.

La Commission doit enquêter sur deux sujets : La collusion dans les contrats du MTQ et la corruption dans la grande tromperie du Stade Olympique.

Ce qui est crucial me semble impossible vu que le PLQ fait partie prenante du problème.

Question #4

Croyez-vous en la nécessité d'une telle commission d'enquête, 30 ans plus tard ?

Qui disait qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire ? C’est encore plus vrai lorsque le modèle de mal faire est encore présent sur nos chantiers 30 ans plus tard.

Collusion dans les contrats du MTQ.

•• Compte tenu de la grogne au Québec envers la classe politique,
•• Compte tenu de la collusion dénoncée dans le rapport Duchesneau où Entreprises, Unions, Ingénieurs-conseils et caisse occulte des partis politiques font bon ménage,

Une enquête publique sur l’industrie de la construction n’est pas nécessaire, mais obligatoire.
Et
Corruption dans les Installations du Parc Olympique.

••Compte tenu qu’il s’agit d’Installations patrimoniales et du Symbole de Montréal,
••Compte tenu de la qualité architecturale et d’ingénierie,
••Compte tenu de son coût passant de $180 Millions (prévus et trouvés corrects) à $2,5 Milliards,
••Compte tenu de ses quatre Toits déficients,
••Compte tenu que la RIO a mal géré ce Parc et ne sait pas quoi en faire,
••Compte tenu que nous sommes en Appel d’offres depuis 7 ans pour un 5ième Toit,
••Compte tenu qu’il faille détruire le « mythe » Taillibert et des « maudits » Ingénieurs français,
••Compte tenu qu’une majorité de Québécois écœurés de payer veulent le détruire,
••Compte tenu des faits révélés dans mon site et ses 150 textes,

Une enquête publique sur la corruption dans le Stade n’est pas nécessaire, mais obligatoire avec comme but de changer la manière de faire.

J’y crois plus que jamais, tout comme une grande majorité de Québécois.

Sera-t-elle indépendante de la « maudite » politique ? J’en doute. Pour condamner des coupables ? Non. Pour savoir ce qu’était le projet original, ce qu’il est devenu, ce qu’il en reste et ce qu’il devrait être dorénavant.

Il y aura une enquête publique à cause de nous, une grande majorité de Québécois qui ne lâcherons pas le morceau et qui peinons tous les jours pour boucler les deux bouts et payer les magouilles.

Comment c’est difficile d’enquêter sur soi-même ? Les grands stratèges du PLQ travaillent fort pour nous présenter une Commission bidon, comme la Commission Malouf aux faux responsables ou l’histoire de la Commission Bastarache au mandat réduit, pointu, certes hors de l’accusation première du Ministre qui a dénoncé cette situation troublante ou l’enquête Johnson sur le Viaduc tombé ?

Nous avons des dettes par-dessus la tête et curieusement c’est l’orgie des dépenses. Des chantiers et des cônes partout au Québec. Tous justifiables ? C’est à voir. De coûteux projets pour mettre à niveau nos bâtiments ou nos routes, d’autres parce que le sol n’est pas bon, mais tout sera caché.

L’expérience douloureuse du Parc Olympique si elle est dénoncée forcerait le Gouvernement à changer des choses. Pour une fois, nous avons la chance presqu’unique de voir avec des yeux de l’intérieur ce qui se trame réellement sur les gros chantiers et le message est livré par quelqu’un qui était en charge et qui ne craint pas de raconter ce qu’il a vu, ce qu’il a vécu.

Le coup de barre est difficile. Le PLQ et ses grosses firmes amies sont piégés.

La table est mise pour une enquête publique sur l’industrie de la construction
du type libérale protectrice.

M. Denis Lessard écrivait dans La Presse du jeudi 6 octobre 2011 : -- Une enquête publique tous azimuts, même avec le huis clos habituel destiné à préparer l’exercice, présente des risques importants, fait-on valoir (ce n’est plus M. Lessard qui parle !). Un témoin peut y lancer des allégations non vérifiées, aux conséquences gigantesques : « Quelqu’un éclabousse SNC-Lavalin, ça fait le tour des médias. Même si on constate après que ce n’est pas fondé, on a fait un tort incalculable à une société qui emploie 20 000 personnes au Québec », de résumer une source proche de ces réflexions (ce n’est plus M. Lessard qui parle !) . Si ces mêmes allégations sont faites à huit clos, elles peuvent être vérifiées et le commissaire aura à décider de ce qu’il retient dans son rapport ».

Quelqu’un du PLQ lit mes textes ! Je parle de Lavalin et du PLQ comme responsables du fiasco technique et financier du Stade, non de SNC-Lavalin. Non seulement des allégations, mais combien de textes précis sur la manière de travailler de Lavalin, voir dans mon onglet « Construction » les textes K21 + K09 + K11 + K14 + K16 + K18 + K25 + K32. Des témoins ? Il y en a plusieurs milliers au Québec. Je n’étais pas seul à voir et mes textes sont là pour rester.

Depuis que nous avons réussi à arrêter la folie du Toit SNC-Lavalin, les puissantes machines Lavalin et PLQ sont en marche pour taire la Vraie Vérité et 98,5 FM et CKAC Sports sont muets ! L’un évite le sujet, l’autre a disparu pour parler de circulation 24 heures par jour. J’en sais quelque chose.

Claude Phaneuf, B.A., B.Sc.A.
Un des trois pionniers concepteurs du Parc Olympique et du Stade.
Membre de l'OIQ de 1962 à octobre 2006.
Ce mardi 18 octobre 2011







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