Les textes

K02 - Notre échéancier des études et travaux
K22 - L’Université de la technique a servi à quoi ?
K26 - Pourquoi la préfabrication ? Pourquoi les français ?
K28 - Le Vélodrome est terminé... Le COJO prend possession du Stade
K29 - Des études - Des mandats - L’omniprésence d’ingénieurs, de firmes d’ingénieurs
K30 - Les Expos vantent notre Stade et partent
K31 - La RIO contrôle l’information, trompe l’Histoire et joue à la chaise musicale
K.51 La grande tromperie
K.52 À l’Entreprise Charles Duranceau – Chapeau
K.53 À l’entreprise Schokbéton - Chapeau
K.54 Lavalin, le puissant
K.55 Le rôle des partis politiques
K.56 Les Québécois se souviennent
Plusieurs autres textes
sont à venir

UN CERTAIN DÎNER « CHEZ SON PÈRE »

Je l’ai déjà écrit : La RIO est apparue en novembre 1975 pour prendre charge des travaux et … … de l’augmentation soudaine des coûts de construction. Dans d’autres chapitres, nous avons vu ses premières actions, dont diviser le chantier en six projets avec un ingénieur responsable sur chaque projet du Parc (Stade, Mât, Centre de natation, Vélodrome, Stationnements souterrains, etc.), ce qui était de nature à ramener l’ordre au chantier et à accélérer l’érection des pièces.

Parmi les bonnes actions de la RIO, il y eut les réunions hebdomadaires où le Président réunissait tous les Directeurs de projet et les principaux responsables des départements, achats, approvisionnement, trésor, sécurité, etc. Le but était très valable, voire nécessaire dans les circonstances. Ces réunions se tenaient très souvent le midi au Restaurant « Chez son Père » sur l’Avenue du Parc à Montréal. Ce dîner permettait de mieux coordonner les travaux entre chaque projet. Les Directeurs pouvaient exposer leurs problèmes et leurs urgences. Comme nous disons « en bon Québécois », « pas de tataouinages » ! Le Président rendait les décisions sur-le-champ et tous les départements étaient au courant de ce qu’ils devaient faire. C’était entre gens du Gouvernement du Québec (de la RIO). Les gens de la Ville de Montréal n’étaient pas invités à ces dîners.

Quelques semaines après sa création, le Président de la RIO m’engagea à titre de « Directeur de l’exploitation » et me confia certains dossiers. Vers le mois de mars ou avril 1976, je fus invité « Chez son Père » une seule fois pour parler de l’avancement de mes dossiers, la restauration complète de tout le Parc Olympique et l’Entretien ménager.

À la fin du repas, je fus renversé par ce dont je fus témoin. Le Président demanda au Trésorier de faire un chèque de $5 Millions à l’ordre du mandataire-coordonnateur qui dirigeait les études et travaux et qu’un Monsieur viendrait le chercher à 17h00. Le Trésorier répondit : «Je n’ai pas reçu de facture de cette firme. Y a-t-il une facture ?» Et le Président de répondre devant moi : « Tu n’as pas de facture, c’est un montant que je leur dois pour le projet qu’ils ont construit dans le sud de la Ville il y a quelques années ». Il faisait peut-être référence à l’Autoroute Ville Marie construite quelques années avant.

D’un seul coup, $5 Millions de dépensés en 30 secondes et payés en moins de 4 heures. Je n’aurais jamais pu agir de la sorte à la Ville de Montréal. Après cette expérience, parlez-moi des coûts astronomiques (nous atteindrons bientôt $2,8/3 Milliards), parlez-moi de dépassements, de projets compliqués, de M. Drapeau comme grand responsable de ces gaspillages, de l’Architecte Taillibert !!! Oui, parlez-moi-en !

Claude Phaneuf, B.A., B.Sc.A.
Un des trois pionniers concepteurs du Parc Olympique et du Stade.
Membre de l'OIQ de 1962 à octobre 2006.
Ce 12 juillet 2010







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