Les textes

Jean Drapeau
A.JD.02 - Le M. Jean Drapeau que j’ai connu
A.JD.03 - Ses dernières années. Merci M. le Maire.
Roger Taillibert
A.RT03 - Qui est l’Architecte Roger Taillibert ?
A.RT04 - Ses honoraires et ses droits d’auteur bafoués
Claude Phaneuf
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Lettre ouverte à M. Jean Charest
Premier Ministre et Chef du Parti Libéral du Québec
Dossier : Le Stade Olympique et la corruption.
Objet : Hypocrisie québécoise - Il faut détruire le mythe du « maudit français »

Monsieur le Premier Ministre du Québec,

Je débute mes conférences dans les Universités sur la Vraie Vérité du Stade Olympique en m’excusant d’utiliser l’expression « maudit français » et je m’explique aussitôt : Je dis « maudit français » non pas dans le sens de – mon « maudit français », ne viens pas me dominer, mais dans le sens de – mon « maudit français », si j’étais aussi compétent que toi.

Cette distinction provient du fait qu’ avant les Jeux de 1976 , si les « maudits Ingénieurs » de Taillibert et de Freyssinet France n’avaient pas fait seuls les plans et devis de nos structures (Toit Vélodrome, Mât, consoles, anneaux techniques, bas et haut fléaux), il n’y aurait pas eu de Stade, ni de Jeux et qu’ après les Jeux si ces mêmes « maudits français » étaient demeurés pour nous donner plans et devis de la suite, tels que la finition du Mât et le Toit rétractable, nous aurions économisé $2 Milliards et la dette réduite à $0 en 1980 et non en 2006.

Le petit frère de notre Stade, le Parc des Princes avec ses 50 000 sièges conçu par M. Taillibert et terminé en 1972 alors que nous commencions le nôtre, a coûté $18 Millions parce que dans ses grands projets sportifs l’Architecte Taillibert dirige le chantier et non les Ingénieurs ou une Entreprise générale. Le résultat fut probant : Équipements bien réquisitionnés, matériaux non volés, travailleurs contrôlés aux portes, contrats bien libellés. L’objectif était de respecter le budget, limiter les coûts et éviter les extras. Le Québec, supposé ami de la France selon vos dires, devraient prendre exemple sur eux et sortir de la direction de nos gros chantiers nos grosses firmes d’Ingénieurs que M. Duchesneau reliait dernièrement aux extras et au financement de parti politique.

L’Architecte Taillibert fait de l’architecture osée, avant-gardiste, à la limite du réalisable. Il utilise le cercle, la courbe, l’ellipse, les voiles minces de béton, les pièces évidées, la préfabrication ce qui a rendu ses bâtiments sportifs très économiques. Tout simplement parce qu’il a les Ingénieurs capables de calculer et faire tenir ses structures, ce que nos Ingénieurs d’ici n’ont pas su faire dans ce projet.

Je dois vous rappeler M. Charest, qu’en 1981 il y eut une crise dont je ne suis pas fier comme Québécois. Nos impuissants Ingénieurs tardaient à trouver la solution pour finir le Mât. De faux problèmes circulèrent et se rendirent jusqu’en Angleterre. Une revue britannique publia un article sur nos déboires et mit en doute la technique de construction mise au point par l’Ingénieur français Eugène Freyssinet. Le Premier Ministre français insulté délégua son plus grand Ingénieur André Mogaray qui en 15 jours compléta son rapport. Faux problèmes, menteries, vraies solutions, tout y était. Peu de Québécois soulignèrent ce passage à vide de nos incompétents dans ce type de structure.

Je suis troublé par le fait que vous tolérez le non respect des règles internationales des conceptions architecturales en permettant à votre « cher » RIO de lancer des concours pour réaliser le Toit Taillibert alors que vous devriez lui demander et à ses Architectes et ses Ingénieurs de nous donner le cahier des charges (plans et devis) pour qu’une Entreprise le construise selon ces documents. Ainsi vous respecteriez le créateur de cette réalisation magnifique. Qui a le droit de modifier une œuvre patrimoniale ?

« On ne laisse pas terminer une peinture de Picasso par un peintre en bâtiment », ce que nos Québécois font.

Quelle manigance : Le respect des règles d’Infrastructure Québec qui n’ont rien à foutre dans ce dossier. Elles servent plutôt à lancer de gros projets (pour nos amis) que nous n’avons pas les moyens de payer, vu nos dettes et nos taxes augmentées. En PPP, nos enfants paieront plus tard nos folies d’aujourd’hui. Le fameux Toit du Stade qui remplit les poches de plusieurs et qui garda en santé nos partis politiques (ce sera le 5ième !) fait notre honte dans le monde.

Quelle ne fut pas ma surprise de voir la publicité payée par « Québec » dans Le Devoir du 5 octobre 2011, page C6 ? Un vrai baiser de Juda. Photos de Premiers Ministres du Québec et de la France, statistiques d’échanges culturels, d’artistes, etc. … alors que dans le Parc olympique, vous ignorez l’Architecte français et son équipe d’Architectes et d’Ingénieurs. Vous avez obligé l’Architecte Taillibert à s’adresser à la Cour de justice deux fois pour se faire payer et vous avez piétiné la technique Freyssinet, tout cela pour ne pas dire « NON » aux grosses firmes d’Ingénieurs qui frappaient à votre porte. Quelle hypocrisie québécoise !

Mon site www.stadeolympiquemontreal.ca, et ses 150 textes, identifient les vrais responsables de ce fiasco où la corruption est née le 12 avril 1974 sur ordre de M. Robert Bourassa, « Lavalin, votre PLQ et la RIO ». Vous cherchez des preuves. Je vous les livre gratuitement. Je comprends votre hésitation, surtout votre manière d’éviter d’enquêter sur le Stade dont l’histoire s’étend sur 35 ans et non sur les quelques années précédant les Jeux de 1976. CIMA+ et votre RIO ne sont-ils pas en train de rechercher un messie pour le prochain 5ième Toit ? Encore l’effronterie québécoise et du pur gaspillage.

M. le Premier Ministre, dans ce dossier j’ai vraiment honte d’être Québécois.

À vous de relever le défi et d’agir en ami de la France dans notre Symbole de Montréal, notre patrimoine, une prouesse du 20ième siècle, en terminant le Toit Taillibert avec le cahier des charges (plans et devis) de son créateur M. Taillibert et de son équipe d’Architectes et d’Ingénieurs.

Claude Phaneuf, B.A., B.Sc.A.
Un des trois pionniers concepteurs du Parc Olympique et du Stade.
Membre de l'OIQ de 1962 à octobre 2006.
Oka, Qc. Ce 11 novembre 2011







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