Les textes

K02 - Notre échéancier des études et travaux
K22 - L’Université de la technique a servi à quoi ?
K26 - Pourquoi la préfabrication ? Pourquoi les français ?
K28 - Le Vélodrome est terminé... Le COJO prend possession du Stade
K29 - Des études - Des mandats - L’omniprésence d’ingénieurs, de firmes d’ingénieurs
K30 - Les Expos vantent notre Stade et partent
K31 - La RIO contrôle l’information, trompe l’Histoire et joue à la chaise musicale
K.51 La grande tromperie
K.52 À l’Entreprise Charles Duranceau – Chapeau
K.53 À l’entreprise Schokbéton - Chapeau
K.54 Lavalin, le puissant
K.55 Le rôle des partis politiques
K.56 Les Québécois se souviennent
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CLÔTURONS LA BREBIS GALEUSE, … LE VÉLODROME

Deux (2) années presque jour pour jour s’étaient écoulées depuis l’annonce publique de nos projets du Parc Olympique. Nous étions en avril 1974. La Ville de Montréal avait dirigé la construction des Installations de ce Parc, conformément au plan de M Drapeau qui voulait garder le contrôle des nouvelles constructions olympiques de la Ville et en faire des Installations autofinancés, sans dettes.

L’excavation fut terminée en fin 1973 et le Toit du Vélodrome progressait à notre satisfaction compte tenu de sa complexité et de l’accord tardif de la Fédération de Cyclisme International de couvrir le Vélo, accord donné en janvier 1973.

En début 1974, certaines firmes d’Ingénieurs-conseils et des entreprises réputées étaient anxieuses de mettre les pieds dans le Parc Olympique. Et lorsque vous êtes anxieux, vous devenez vulnérables et prêts à beaucoup de choses.

Le Mandataire et le Gérant des travaux ont déposé leurs gros souliers dans le Parc Olympique en avril 1974, forts de l’appui de notre Directeur et du Gouvernement du Québec. Dès leur arrivée, ils ont bien fait sentir leur toute nouvelle autorité au détriment de tous ceux qui avaient peiné dans ces lieux depuis la première pelletée de terre et mis au point les bonnes méthodes de construction.

Pour démontrer encore plus sa supériorité, le premier geste posé par le Mandataire-Coordonnateur fut de baptiser le Vélodrome de « Brebis galeuse » qu’il fallait isoler, de peur qu’elle contamine les autres installations. C’est ainsi qu’à l’intérieur de la clôture du Parc Olympique, une autre clôture fut érigée pour délimiter le Vélodrome du reste du Parc, le Gérant des travaux ne s’y objectant pas. Une dépense inutile bien sûr et une gifle pour les pionniers de la 1ère heure !

Le mandataire LVLV prit soin d’exclure de son contrat « La construction du Vélodrome » pour se dissocier de tout ce qui s’appelait Montréal. Beaucoup plus tard réalisant que ce bâtiment compliqué serait le seul terminé plus les Jeux, il acceptera d’en reprendre le contrôle. En effet, le Vélodrome, cette réalisation unique au monde, sera le seul bâtiment complètement terminé pour les Jeux.

Que je suis fier aujourd’hui de notre performance !

Claude Phaneuf, B.A., B.Sc.A.
Un des trois pionniers concepteurs du Parc Olympique et du Stade.
Membre de l'OIQ de 1962 à octobre 2006.
Mai 2010







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