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LE STADE DE LA DÉMESURE …
Règlement financier du Toit Socodec-Lavalin


Le 5 décembre 2008, je remettais une Lettre et des Annexes aux trois chefs de Parti du Gouvernement du Québec, dont celle-ci à laquelle j’ai apporté de légères modifications.


Le Toit Socodec-Lavalin installé dans les années 1987 et 1988 connut des ratés et a dû être enlevé en 1998. Le contrat octroyé à cette firme était du type « clés en main », ce qui signifie que seul le montant du contrat devait être payé sans extras ou imprévus que l’entreprise devait prendre à sa charge.

Cette firme reçut $716,000 pour étudier et valider les plans et calculs de l’Architecte Taillibert et pour soumettre un projet s’il arrivait à la conclusion d’un projet faisable et sécuritaire. Mais, elle devait en donner le coût et s’engager à le réaliser.

Ce n’est pas tout à fait ce qui est arrivé, vous vous en doutiez bien. $42,5 Millions d’extras furent demandés par Socodec-Lavalin dont $21 millions accordés plus quelques $8 Millions d’intérêts ($29 Millions au total). La « cher » RIO a donc payé pour ce premier Toit $147,42 Millions, soit $716,000 (études) + $117.7 Millions (contrat fixe incluant le Toit mobile et une section du Mât – 77 mètres) + $29 Millions (extras et intérêts). Ce montant exclut une somme annuelle de l’ordre $600,000 pour l’entretien et l’opération, montant payé en plus pendant une dizaine d’années.

Le journal La Presse crut bon de publier sous la plume de Gilles Blanchard une série racontant comment fut traité royalement ce contrat par la RIO et quel fut le règlement de ces extras. Cette série intitulée « Le Stade de la démesure » fut publiée du Samedi 21 Septembre au Mercredi 25 Septembre 1991.

Je recommande à tous les Québécois de lire cette série révélatrice publiée en 1991. Voici le titre des articles :

#1 – Sam 21.Sept.1991
Beaucoup plus que la chute d’une poutre. Pages A1 et A8.
#2 – Dim 22.Sept.1991
Un enjeu de 42,5 millions. Québec savait-il ? Ce qu’ils ont dit. Pages A1 et A10.
#3 – Lun 23.Sept.1991
Des erreurs dans la sentence arbitrale(*) : la poire de 42,5 millions coupée en deux. L’engagement de Lavalin. Les vices « géométriques »! Pages A1 et A5.
#4 – Mar 24.Sept.1991
1,7 milliard de gaspillage post-olympique. La gestion à distance a conduit tout droit au gaspillage. Claude Phaneuf, lui, attend depuis 15 ans. Pages A1 et A5.
#5 – Mer 25.Sept.1991
La RIO veut rompre avec les fantômes du passé. Les anneaux « olympiques » au sommet du mât ! Un Parc dont la Ville ne veut pas. Pages A1 et A13.

(*) Important de lire en page 5 du 23 septembre 1991 que les arbitres taisent le 2ième paragraphe de cette lettre libellée comme suit : « … Il est entendu que toutes les modifications proposées (…) n’entraîneront pas de frais supplémentaires directs ou indirects pour la Régie ».

Une comparaison pertinente :-

RIO – Taillibert = 2 procès à la Cour supérieure de Montréal. Un en 1983 devant le Juge Charles A. Gonthier et un réglé à l’amiable en 1993, 19 ans après les services.

RIO – Phaneuf = Au procès en 2000 le Juge Larouche a dit « Trop tard », 29 ans après les services.

RIO – Socodec Lavalin = 1 procès en 1990. La RIO s’est empressée de recourir à un tribunal d’arbitrage qui garantissait un verdict rapide et la confidentialité des débats, et de payer les $29 Millions additionnels du jamais vu. 1 an ou 2 après les services, quel chanceux !

Malgré cette confidentialité, en tactique, la RIO a fait l’erreur d’enregistrer une demande reconventionnelle contre Roger Taillibert de $16,37 Millions. Pour se défendre, M Taillibert avait besoin de ces débats qui devaient demeurer confidentiels. À cause de cela, il les a obtenus, sinon jamais cette série n’aurait pu révéler le déroulement questionnable de ce dossier.

Quant aux $29 Millions d’extras et intérêts inclus accordés, (ce qui en dit beaucoup) La Presse du 21 septembre 1991, rapporte :- « Serez-vous vraiment étonné d’apprendre qu’un chèque de 17 millions fut émis un mois avant que les arbitres ne statuent sur le montant ! Quant au solde de 12 millions, il a été acquitté en un temps record, 21 jours après le prononcé du verdict alors que les difficultés financières de la firme faisaient la une des journaux ». Quelle différence entre les gens de Montréal et ceux de Québec ?

Ne serait-ce pas un contrat questionnable, avec en plus un résultat désastreux pour nous Québécois ?

Malgré tout cela, y aurait-il une grande différence entre certains Ingénieurs qui ont travaillé au Toit Socodec-Lavalin en 1985 et ceux qui travaillent aujourd’hui en 2008 sur le Toit que la RIO veut absolument accorder  à SNC-Lavalin ?

Monsieur le Premier Ministre, vous devez lire ces articles. Vous verrez que la vraie question n’est-elle pas :- « La RIO doit disparaître » ?

Pour voir le texte intégral de la Lettre du 5 décembre 2008 et de ses 6 Annexes, cliquez ici.

Claude Phaneuf, B.A., B.Sc.A.
Un des trois pionniers concepteurs du Parc Olympique et du Stade.
Membre de l'OIQ de 1962 à octobre 2006.
Mai 2010. Révisé Octobre 2010.







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