Les textes

K02 - Notre échéancier des études et travaux
K22 - L’Université de la technique a servi à quoi ?
K26 - Pourquoi la préfabrication ? Pourquoi les français ?
K28 - Le Vélodrome est terminé... Le COJO prend possession du Stade
K29 - Des études - Des mandats - L’omniprésence d’ingénieurs, de firmes d’ingénieurs
K30 - Les Expos vantent notre Stade et partent
K31 - La RIO contrôle l’information, trompe l’Histoire et joue à la chaise musicale
K.51 La grande tromperie
K.52 À l’Entreprise Charles Duranceau – Chapeau
K.53 À l’entreprise Schokbéton - Chapeau
K.54 Lavalin, le puissant
K.55 Le rôle des partis politiques
K.56 Les Québécois se souviennent
Plusieurs autres textes
sont à venir

POURQUOI LES TRAVAILLEURS FONT-ILS DES GRÈVES ?

Parce que c’est payant d’agir ainsi.

Lorsque le Projet doit être livré à une date fixe ou fortement souhaitée, les travailleurs ou leurs dirigeants concluent rapidement que la construction n’est pas en danger si la semaine de travail est régulière, de 40 heures, 5 jours de 8 heures. Si vous n’avez pas besoin d’eux en temps supplémentaire c’est que vous avez amplement de temps pour compléter votre projet.

Les Conventions de travail prévoient des taux horaires augmentés selon le dépassement de ces 40 heures, temps et demi, temps double et temps triple.

Avant de nous présenter à la Commission parlementaire à Québec en janvier 1975, nous avions réfléchi sur la modification de cette fameuse semaine de travail et sur le déroulement de nos travaux.

Pour respecter la date de livraison des travaux, le nombre d’heures de travail devaient être augmentées et c’est là que l’astuce « grèves ou ralentissements » apparaît et que la semaine de travail varie par étapes, comme suit :-

5 jours par semaine, 8 heures par jour = Total 40 heures
5 jours par semaine, 10 heures par jour = Total 50 heures
6 jours par semaine, 10 heures par jour = Total 60 heures
6 jours par semaine, 12 heures par jour = Total 72 heures
7 jours par semaine, 12 heures par jour = Total 84 heures

Une augmentation du nombre d’heures de 2,1 fois plus (84 ÷ 40).

Un travailleur qui gagnait $12,000 par année avec une semaine de travail de 40 heures voyait son salaire augmenté à $52,000 pour une semaine de 84 heures, 4,58 fois plus et … les budgets défonçaient.

Nous avons remis ces informations au Gouvernement du Québec pour qu’il intervienne auprès des Unions puisque nous avions subi 8 mois de grèves, ralentissements, vandalismes, etc. sur 14 mois, dans la construction du Toit du Vélodrome de fin septembre 1973 à novembre 1974.

C’aurait été suicidaire pour la tenue des Jeux qu’il en soit ainsi dans la construction du projet Stade-Mât-Piscines.

Une réflexion pertinente

Les grèves sur le chantier, le vandalisme, les vols, les arrêts de travail, autant de sujets qui préparent l’opinion publique à accepter des dépassements de coûts. Je vous laisse conclure ce qui arrive alors aux contrats négociés sans soumissions publiques, aux contrôles stricts, etc. … et les prévisions budgétaires défoncent inévitablement. Une recette efficace.


Claude Phaneuf, B.A., B.Sc.A.
Un des trois pionniers concepteurs du Parc Olympique et du Stade.
Membre de l'OIQ de 1962 à octobre 2006.
Ce 7 juillet 2010







Pour m'adresser une question ou un commentaire, écrivez à info@stadeolympiquemontreal.ca

Pour se procurer le dernier livre de M. Taillibert "Stade olympique de Montréal, mythes et scandales", suivre le lien suivant :
http://www.renaud-bray.com/Livres_Produit.aspx?id=1159386

Toute reproduction totale ou partielle du contenu de ce site, sans autorisation, est formellement interdite.
©Claude Phaneuf 2017

Site web créé par Samuel Labrie
 
Claude Phaneuf sur Facebook Claude Phaneuf