Les textes

K02 - Notre échéancier des études et travaux
K22 - L’Université de la technique a servi à quoi ?
K26 - Pourquoi la préfabrication ? Pourquoi les français ?
K28 - Le Vélodrome est terminé... Le COJO prend possession du Stade
K29 - Des études - Des mandats - L’omniprésence d’ingénieurs, de firmes d’ingénieurs
K30 - Les Expos vantent notre Stade et partent
K31 - La RIO contrôle l’information, trompe l’Histoire et joue à la chaise musicale
K.51 La grande tromperie
K.52 À l’Entreprise Charles Duranceau – Chapeau
K.53 À l’entreprise Schokbéton - Chapeau
K.54 Lavalin, le puissant
K.55 Le rôle des partis politiques
K.56 Les Québécois se souviennent
Plusieurs autres textes
sont à venir

LE BAISER DE JUDA !

Mesdames, Messieurs de la RIO, ce n’était pas la peine … …

… … De recourir à M. Michel Ragon, critique et historien de l’art et de l’architecture modernes. Monographie critique d’un architecte, Dunod Paris 1982 et à M. Denis Bilodeau, professeur agrégé à la Faculté d’Aménagement de l’École d’Architecture de l’Université de Montréal pour produire votre chapitre 1 – Analyse historique du Guide technique de votre « Avis d’intention » publié le 28 juin 2010.

La Régie des Installations Olympiques publiait le 28 juin 2010 un « Avis d’intention » de demander au Gouvernement du Québec (bien au courant de ce dernier dénouement qu’il souhaite depuis fort longtemps) l’autorisation de conclure de gré à gré le contrat du Toit d’acier inapproprié de SNC-Lavalin, la plus grosse firme au Québec, qui a failli dans ce dossier du Parc Olympique de Montréal : D’abord lors de son travail de mandataire-coordonnateur en 1974 et 1975 ; Ensuite avec son premier Toit Socodec-Lavalin qui fut remplacé par le Toit Birdair ; et pour conclure avec le 4ième Toit/4ième essai de la RIO, ce Toit d’acier de SNC-Lavalin, qui confirme une fois pour toutes l’incapacité de cette firme à respecter la conception originale de ce Chef-d’œuvre coiffé de son Toit mobile rétractable.

Ce sera la dernière destruction par notre plus grosse firme québécoise « Lavalin » de l’œuvre de l’Architecte français Roger Taillibert, pour un coût totalement impensable de $300 Millions, 20% de plus que la prévision financière de toutes les Installations des Jeux de 1976.

Seuls des politiciens, certainement mal renseignés (?) par sa RIO, peuvent se payer une telle aberration … avec notre argent en des temps d’endettement.

Ainsi, se concrétisera l’annonce que je faisais en juillet 2002, 2 ans avant le 1er Appel d’offres de la RIO. Mes affirmations peuvent se vérifier, plus de 100 personnes étaient présentes lors de ma conférence de 2002, dont le renommé joueur de tennis François Godbout, anciennement du COJO et de la Ville de Montréal.

Si un entrepreneur s’intéresse à cet Avis, il doit s’armer de patience, car le chemin pour trouver les bons documents est plutôt ardu. Essayez-vous et vous verrez !

Bravo pour le jeu des dates

Le Guide technique de cet Avis d’intention, habilement préparé par la RIO, indique dans le coin supérieur droit -- Version du 26 mai 2010 -- … publié le 28 juin 2010 (!?!?). J’ai débuté ce site en fin décembre 2009 sans faire trop de bruit, la tâche s’avérant colossale. Drôle de coïncidence, mes récents textes sur la construction ont été mis en ligne à partir du 22 mai 2010 et la RIO, ne pouvant demeurer indifférente lorsque quelqu’un lui rappelle ses agissements, s’est empressée d’adapter ses textes.

La secrétaire générale et Directrice du contentieux de la RIO sort de l’ombre

Les documents des Appels d’offres de 2004 et 2005 mentionnaient toujours de faire parvenir les propositions à l’intention de l’Ingénieur Roger Nicolet de la firme Groupe de Consultation Interprofessionel (GCI), agissant au nom de la RIO, à titre de Gérant de projet. Certains de mes textes dans l’onglet « La Construction » de mon site dévoilent des dessous si bien cachés par la RIO, notamment l’apparence de conflits d’intérêts de cet Ingénieur, qui a dirigé l’Appel d’offres jusqu’à ce jour, lequel Appel d’offres fut modifié en cours de route, et qui recommande le Toit de son ancien associé de 1995/1997 … SNC-Lavalin.

Avant que la critique ne s’élève trop, la RIO, qui suit attentivement mes écrits au fur et à mesure de leurs mises en ligne, s’est empressée de changer le destinataire des propositions. Cette fois-ci, l’Ingénieur Nicolet est remplacé par la Secrétaire générale et Directrice du contentieux de la RIO, une Avocate que j’ai déjà rencontrée il y a longtemps ! Est-ce que ce changement réveillera des Québécois ? J’en doute. La RIO cherche à se montrer patte blanche !

CECI ÉTANT DIT, VENONS-EN À L’OBJET DE MON PROPOS … …

… … Le baiser de Juda !

Au cours des 35 dernières années, la RIO a ignoré complètement le concepteur de ce magnifique projet, l’Architecte français Roger Taillibert. La RIO a laissé des Architectes du Québec modifier ce Chef d’œuvre alors que ces mêmes Architectes n’étaient même pas capables de le mettre en œuvre comme M. Taillibert l’aurait fait. Pas une fois, la RIO n’a demandé à M. Taillibert de réaliser son spectaculaire Toit mobile avec une entreprise sérieuse d’ici, comme nous avons agi pour construire le Toit du Vélodrome. La RIO n’a pas fait appel à M. Taillibert lorsque c’était le temps de terminer son projet, dont le Mât.

Poussant l’insulte encore plus loin, la RIO a trompé M. Taillibert sur ses droits d’auteur. J’y reviendrai, les Québécois ont le droit de savoir.

Peut-être pour laisser croire aux gens qu’elle respecte l’Architecte concepteur, la RIO « a sorti le paquet d’éloges » à son endroit ! • Lisez les pages 3, 4, 5, 6, 7 et 8 du Guide technique – Le Chapitre 1 – Analyse historique, • Pour voir ce texte, cliquez ici. (K.50A)

Du vrai voltige littéraire, … rempli d’encens.

Vous y trouverez presque un traité sur l’architecture où la RIO vante les réalisations de l’Architecte Taillibert, avec 18 photos à l’appui des textes. Vous verrez une RIO qui explique les critères de conception de M. Taillibert, qualifiant le Stade Olympique de Montréal « d’une des grandes réalisations du 20ième siècle et de son Parc des Princes s’inspirant d’une rare osmose entre architecture et structure, … se permettant même de citer de nombreux « architectes visionnaires » du Japon et de la France. Vous aurez droit à des textes sur « Le constructivisme » et sur « l’architecture oblique ».

À la page 4, je lis :

« « Le Mât, dont le sommet, haut de 168 mètres et de 65 mètres en porte-à-faux par rapport à sa base, est un exemple audacieux alliant architecture et structure. Elle est la pierre d’angle du dispositif de suspension et de déploiement de la toiture rétractable. Le Toit rétractable, conçu conjointement avec Otto Frei, est une composante spectaculaire de l’ensemble. » »

La RIO ignore que l’allemand Otto Frey n’a jamais travaillé avec M. Taillibert. Il était plutôt en compétition avec lui comme je l’évoquais dans un autre texte de ce site comme suit :

« « Montréal avait réussi un coup de maître en engageant M. Taillibert, le seul architecte dans les années 1970 qui construisait des toitures légères sur des piscines avec toits rétractables. Il existait une saine compétition au niveau des toitures légères entre l’allemand Frey Otto père spirituel de la structure légère qui construisait des toits fixes en verre acrylique tels le Stade de Munich et le toit du Pavillon de l’Allemagne à Expo 67 et M. Taillibert qui avait réalisé des centres de natation avec toiture mobile faite d’une membrane translucide en polyester armé. » »
Pour voir ce texte complet, Le Toit Taillibert, un Toit ouvrant, cliquez ici.

Les pages 6 et 7 montrent des photos de Le Corbusier, de Nicolas Schoffer, de Claude Parent et Paul Virillo. Six photos … de bâtiments administratifs, d’Église, de Centre commercial, de Préfecture ou d’Hôtel de Ville (je peux faire erreur dans l’identification précise du bâtiment). Toutes ces réalisations n’ont rien à voir avec nos grands équipements sportifs, notre Stade de 70,000 sièges, notre Mât, notre Vélodrome et le Parc des Princes de 50,000 sièges.

Afficher à la page 7 une photo d’un Centre commercial, je crois, de Claude Parent avec des surfaces obliques comparée à notre Mât, haut de 168 mètres et de 65 mètres en porte-à-faux par rapport à sa base, c’est un peu comparer du cidre de pommes avec du champagne, non ?

« « Mon architecture occupe l’espace, … eux ils bricolent l’espace. Toutes ces réalisations n’ont rien à voir avec le Sport. Ce n’est rien de comparable. » »

« « Le constructivisme russe n’a rien à voir avec l’organique et la fonction. Il faudrait que ces gens sachent de quoi ils parlent, » »
me commente M. Taillibert.

Je vous laisse le soin de découvrir tout l’encens « empoisonné » de ces propos. Car la RIO s’est prosterné pour une première fois en 35 ans devant autant de Chefs d’œuvre signés Taillibert. J’ajouterais pour nous faire avaler son choix empoisonné, son Toit fou d’acier.

Mais le Chapitre 2 – Perspective d’intégration … …

… … Montre la RIO sous son vrai jour ! Tout de suite, les difficultés rencontrées, … parce que la RIO a trop attendu pour poursuivre les travaux de construction du Mât après les Jeux, parce qu’il y eut des malfaçons où M. Taillibert n’a rien à y foutre. Il faut voir les deux rapports de l’Ingénieur André Mogaray (29 janvier 1982 et 21 juin 1982), mandaté par le Premier Ministre de la France, qui répudie les fausses rumeurs circulées encore aujourd’hui, des appuis néoprènes, de l’appui central sous le Mât, d’un Mât fini en acier au lieu du béton.

Le fameux anneau de compression du Toit mobile « à la Socodec-Lavalin » sort encore du sac dans ce Guide technique, même si l’Ingénieur Jean Roret a condamné cet anneau de compression, le qualifiant d’erreurs dans son rapport d’octobre 1991, … que la RIO a bien gardé secret.

Dans son rapport du 10 octobre 1991, l’Ingénieur français Jean Roret écrivait :-

« « En ma qualité d’Ingénieur, je ne peux taire mes réserves concernant • L’adjonction d’une couronne de compression en métal. L’installation d’une couronne de compression vient complètement perturber le principe général de stabilité de la structure du Stade. Certes, de tels dispositifs existent dans les constructions où les consoles, à prépondérance de basculement vers le centre, trouvent leur stabilité dans un appui sur une couronne de compression. Mais ici les consoles sont conçues en autostabilité. Qui plus est, prenant en considération les problèmes sismiques, on avait prévu de solidariser les consoles par 4 ou 5, en créant des plots indépendants. L’adjonction de cette couronne perturbe complètement le système statique et pourrait être à l’origine de désordres graves ; d’autre part, elle crée une importante perturbation aérodynamique, en brisant l’écoulement de l’air, et favorise le dépôt de neige. » »

L’ajout d’un anneau de compression est une des erreurs de conception du 1er Toit Socodec-Lavalin de 1987. Pour voir le texte sur les erreurs du Toit Socodec-Lavalin, cliquez ici.

À la lecture de cet Avis d’intention, je me voyais déjà devant M. le Juge où la RIO essaie de prouver le bien fondé de l’indéfendable, avec un exposé sur l’architecture et sur les œuvres de M. Taillibert.

Pour $300 Millions, cela en vaut la peine d’être subtil, trompeur, à double visage puisque dans un chapitre la RIO encense l’œuvre de M. Taillibert et dans l’autre elle exige aux entreprises de la démolir avec son Toit rigide et fixe … …

… … UN VÉRITABLE BAISER DE JUDA !


 

Une réflexion personnelle

Bien franchement, après des centaines de recherches et de notes, je me questionne --- à savoir :

Comment le Gouvernement du Québec a-t-il pu laisser sa RIO insulter la France ?

Comment le Gouvernement du Québec a-t-il pu laisser la RIO (son bras droit) piétiner la technique française de l’Ingénieur Eugène Freyssinet pour mettre en première ligne notre plus grosse firme d’Ingénieurs-conseils du Québec qui a échoué dans ce dossier du Stade Olympique de Montréal ?

Dire que ce Gouvernement se dit « L’Ami de la France », gros comme le bras !

Dans un prochain texte, vous verrez ces insultes et ces piétinements de la RIO envers la France où le Premier Ministre de France a dû réagir en déléguant un de ses plus grands Ingénieurs en béton précontraint.

Plusieurs faits de cette Histoire sont tombés dans l’oubli, parce que comme disait un bon journaliste :
« Vous connaissez notre devise du Québec --- Je me souviens … de rien --- ».

Claude Phaneuf, B.A., B.Sc.A.
Un des trois pionniers concepteurs du Parc Olympique et du Stade.
Membre de l'OIQ de 1962 à octobre 2006.
Ce 8 août 2010






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