Les textes

K02 - Notre échéancier des études et travaux
K22 - L’Université de la technique a servi à quoi ?
K26 - Pourquoi la préfabrication ? Pourquoi les français ?
K28 - Le Vélodrome est terminé... Le COJO prend possession du Stade
K29 - Des études - Des mandats - L’omniprésence d’ingénieurs, de firmes d’ingénieurs
K30 - Les Expos vantent notre Stade et partent
K31 - La RIO contrôle l’information, trompe l’Histoire et joue à la chaise musicale
K.51 La grande tromperie
K.52 À l’Entreprise Charles Duranceau – Chapeau
K.53 À l’entreprise Schokbéton - Chapeau
K.54 Lavalin, le puissant
K.55 Le rôle des partis politiques
K.56 Les Québécois se souviennent
Plusieurs autres textes
sont à venir

LA RIO ARRIVE. LES TRAVAUX S’ACCÉLÈRENT, …
LES DÉPENSES AUSSI.

Mettons un peu d’ordre là dedans - Création de 6 unités de travail

Quelle bonne idée de la RIO ! Le chantier est vaste et les travaux doivent progresser à plusieurs endroits en même temps, d’où la décision immédiate de fractionner le travail en créant 6 unités indépendantes avec un responsable attitré pour chacune d’elles, soit :-

  • Le Stade
  • Le Vélodrome
  • Le Mât et les Piscines
  • Le Stationnement Viau pour 200 autobus et 400 voitures
  • Le Stationnement Pie IX pour 4000 autos sur 4 étages
  • Les Installations temporaires pour la durée des Jeux

Le fouillis et les manques de contrôle sont terminés

La RIO remplace les Services en place par une équipe de Spécialistes en Relation de travail pour remettre l’autorité aux vrais Directeurs de chantier et non pour laisser ces Directeurs à la merci du bon vouloir des Unions et de certains travailleurs. La cloche avait sonné. La récréation était terminée pour les faiseurs de petite fumée blanche qui sortait des consoles, pour les ventes de manteaux de fourrure, de homards, de grosses bagues, etc., pour ceux qui dormaient « cachés » dans les consoles ou dans l’anneau Technique, pour la libre circulation des matériaux. La RIO a fait place au travail. C’est curieux que ni le Mandataire, ni le Gérant des travaux ne pouvaient empêcher de tels agissements.

Accélération surprenante des travaux et … $$$ UPUP !

À cause de l’état lamentable dans lequel LVLV-Lavalin et DD laissaient le chantier lors de l’arrivée de la RIO, c’était hasardeux de parier que les Jeux pouvaient être tenus dans le Stade et le Centre de natation en juillet 1976. Les travaux étaient peu avancés, nous l’avons vu précédemment, et leur rythme de réalisation ne pouvait que faire craindre le pire.

À la grande surprise de tous, il se produisit une accélération surprenante des travaux. De jour en jour, le progrès se voyait, les pièces s’érigeaient rapidement, d’autres attendaient leur tour d’être montées en l’air, bref un miracle s’était produit. Pourtant, aucune statue de Saint Jude, patron des causes désespérées, n’habitait dans le Parc.

Les vrais sauveurs oubliés par « L’Histoire »

Pour une fois, les voici ces vrais sauveurs des Jeux, notre Tableau d’honneur !

Les bureaux d’ingénieurs français S.E.E.E. et Europes Études qui firent les plans et devis de ces structures Stade-Mât-Piscines-Vélodrome.

La préfabrication des pièces structurales « hors du chantier » planifiée par l’Architecte Roger Taillibert dès 1972, après qu’il l’eut expérimentée au Parc des Princes à Paris.

L’entreprise de préfabrication Schokbéton de Saint-Eustache qui n’hésita pas à transformer son usine pour fabriquer les voussoirs des consoles du Stade, les bas fléaux, les anneaux techniques, les goulottes, les poutres triangulaires, les poutres biaises et les cages d’ascenseurs.

Je n’oublie pas la préfabrication de ces Entreprises telles que :-

Vibrex - Poutres radiales, poutres biaises et voiles minces
Francon - Sections en doubles T et U renversés des planchers
Préfac - Gradins
Spancrete - Dalles évidées des planchers des niveaux 200 et 300
Janin - Escaliers

La Régie des Installations Olympiques (RIO) qui divisa le chantier en 6 petits chantiers et qui dirigea d’une main de fer les travaux et … les ouvriers.

Les travailleurs honnêtes.

Et l’argent. D’ailleurs, … …

… … Les dépenses augmentent d’un seul coup !

Selon notre étude financière du 7 juillet 1975 avec un représentant de LVLV-Lavalin, de M. Drapeau et moi-même, le Parc olympique devait coûter $520 Millions tout construit et terminé. Le rapport de la Commission Malouf indique que le coût du Parc olympique retrouvé aux États financiers de la RIO au 31 octobre 1976 s’élevait à $835.16 Millions, auquel il faut ajouter un montant de $137 Millions, la prévision de la RIO pour le terminer, … un coût total de $972.16 Millions pour les Immobilisations du Parc Olympique, comparativement à notre $520 Millions.

Un surplus de $452.16 Millions ($972.16 moins $520 millions) s’est accumulé en l’espace de quelques mois à un budget déjà grassement évalué de juillet 1975, un exploit en soi, l’œuvre de la RIO et du Gouvernement du Québec (Parti Libéral en poste).

J’ai bien cherché à découvrir par où s’étaient envolés ces $Millions et je ne l’ai jamais trouvé !

Mais, la RIO a noté … … « un changement d’attitude de la part des ouvriers au chantier et les travaux progressaient rapidement » … pour une fois depuis le début des travaux. Tiens ! Tiens !


Claude Phaneuf, B.A., B.Sc.A.
Un des trois pionniers concepteurs du Parc Olympique et du Stade.
Membre de l'OIQ de 1962 à octobre 2006.
Ce 16 juillet 2010







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