Les textes

K02 - Notre échéancier des études et travaux
K22 - L’Université de la technique a servi à quoi ?
K26 - Pourquoi la préfabrication ? Pourquoi les français ?
K28 - Le Vélodrome est terminé... Le COJO prend possession du Stade
K29 - Des études - Des mandats - L’omniprésence d’ingénieurs, de firmes d’ingénieurs
K30 - Les Expos vantent notre Stade et partent
K31 - La RIO contrôle l’information, trompe l’Histoire et joue à la chaise musicale
K.51 La grande tromperie
K.52 À l’Entreprise Charles Duranceau – Chapeau
K.53 À l’entreprise Schokbéton - Chapeau
K.54 Lavalin, le puissant
K.55 Le rôle des partis politiques
K.56 Les Québécois se souviennent
Plusieurs autres textes
sont à venir

LA R.I.O. A MENTI SUR LES VRAIES RAISONS DE SA CRÉATION …
POUR COUVRIR SES GENS « FORTS »

La R.I.O. a bel et bien menti. Prenez connaissance d’un texte qui fait partie de « L’HISTOIRE » et qui nous en dit beaucoup, à nous Québécois qui se sont faits trompés par cet organisme gouvernemental, sur les véritables agissements de ceux qui ont débarqué M. Drapeau « officiellement » depuis le 20 novembre 1975, et « de façon réelle » depuis avril 1974.

En effectuant mes recherches, j’ai trouvé tout à fait par hasard ce passage qui fait partie de l’histoire déformée du Stade sur le site informatique de la R.I.O., passage repris dans l’émission sur les Jeux de 1976 de la série « Chantiers » projetée plus d’une trentaine de fois depuis 2005 à la TV au canal « Historia » et que je viens tout juste de revoir ce 12 avril 2010 à 2h00 du matin.

J’ai consulté le beau site de la R.I.O., car avouons-le, malgré ses inexactitudes habilement planifiées comme les politiciens savent faire, ce site a été bien travaillé et nous fournit plusieurs magnifiques photos de cette Œuvre de l’Architecte Taillibert, à l’adresse suivante : http://www.rio.gouv.qc.ca . Dans le menu de gauche, nous cliquons sur « Notre organisme », puis sur « Historique ». Nous choisissons « L’Historique du Parc Olympique ». Les deux premiers paragraphes du chapitre « Création de la Régie des Installations Olympiques » se lisent comme suit :-

« Les mois passent et les travaux progressent à grands pas. Toutefois, en mai 1975, les travailleurs débrayent et ce n’est que le 26 octobre suivant qu’ils reviennent au chantier. L’échéancier accuse un retard important. »

« L’Assemblée nationale du Québec, inquiète quant à l’éventualité que les Jeux ne puissent être présentés, adopte la Loi constituant la Régie des Installations Olympiques (L.R.Q. Chapitre R-7) pour prendre en charge la construction des installations du Parc olympique soit le Stade, le Vélodrome, le Centre de natation et le Village olympique. Nous sommes le 20 novembre 1975. »

En conclusion, « l’HISTOIRE version R.I.O. » dit que la R.I.O. fut créée à cause des travailleurs qui ont fait la grève durant six (6) mois, car avant cette grève « les mois passent et les travaux progressent à grands pas » . Donc, Québec n’avait pas le choix puisque « l’échéancier accuse un retard important » .

La R.I.O. devait écrire que si les travaux progressaient à grands pas en mai 1975, c’est parce que les bureaux d’Ingénieurs français de S.E.E.E. et d’Europe-Études qui travaillaient avec M. Taillibert avaient recommencé en grande hâte les plans de structure du Stade dès mai 1974 et que c’est à partir de cette date que la construction a progressée à grands pas. Voir mon texte « Au secours, les ingénieurs … »

La R.I.O. devait écrire que si les travaux accusaient un retard, c’est parce que notre bureau d’Ingénieurs-conseils affecté à la structure du Stade nous avait fait perdre 11 mois avec des plans inadéquats et que le Mandataire-coordonnateur et le Gérant des travaux ne remplissaient pas adéquatement leurs mandats, voir ce texte sur l’échec du mandataire LVLV-Lavalin et du Gérant des travaux Cliquez ici (K.21). La R.I.O. démontre dans ses écrits subtils qu’elle protège ceux que Québec a imposés à Montréal en avril 1974, « ses gens forts » qui avaient failli à la tâche.

Les photos parlent et ne mentent pas !

Voici une preuve en béton de cette menterie. « Toutefois, en mai 1975, les travailleurs débrayent et ce n’est que le 26 octobre suivant qu’ils reviennent au chantier. » 33 ans plus tard, qui verra cette supercherie ? Personne. « l’HISTOIRE » a été déformée et les historiens répèteront ces faussetés !

Que révèlent les photos prises en 1975 ?

Une 1ère datée du 28 mai 1975 montre le Stade où les semelles (footing) des consoles sont terminées. La partie basse du poteau des consoles est bétonnée pour plusieurs d’entre elles et est avancée pour les autres, même qu’une dizaine de voussoirs sont posés, ces blocs de béton fabriqués en usine et fixés ensembles sur le site tel un enfant qui empile ses blocs. La base du Mât et les coques des Piscines (son Toit) en sont à la pose des échafaudages et des coffrages. Les voussoirs des arcs de ces voiles des Piscines sont installés en grande partie. La 2ième du 4 juillet 1975 et la 3ième du 20 septembre 1975 montrent des travailleurs en train de poser des voussoirs des consoles du Stade. … pendant la grève !

Photo #1 - État du site le 28 mai 1975
Photo #1 - État du site le 28 mai 1975
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Photo #2 – Le 4 juillet 1975
Photo #2 – Le 4 juillet 1975
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Photo #3 – Le 20 septembre 1975
Photo #3 – Le 20 septembre 1975
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Les photos 4 et 5 du 22 octobre 1975 attestent de l’état des travaux, 4 jours avant « le supposé retour » des travailleurs. Plusieurs consoles sont construites, environ 800 voussoirs sont posés, une partie imposante de la base du Mât est bétonnée et les deux coques des piscines terminées et décintrées.

Photo #4 – Le 22 octobre 1975 – État du site
Photo #4 – Le 22 octobre 1975 – État du site
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Photo #5 – Le 22 octobre 1975 – État du site
Photo #5 – Le 22 octobre 1975 – État du site
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Les photos ne mentent pas. Le site a beaucoup progressé et la R.I.O. a menti. Elle doit corriger son texte. C’est exact que les travaux accusaient un retard important … … pour les raisons suivantes.

Les vraies raisons sont toutes simples

Cette petite menterie est pour moi très révélatrice puisqu’elle permet de cacher les vraies raisons pour lesquelles le Gouvernement du Québec a créé sa fameuse Régie des Installations Olympiques en novembre 1975.

•• Le Mandataire-coordonnateur et le Gérant des travaux imposés par Québec à Montréal à la mi-avril 1974 avaient échoué dans leurs mandats. Cliquez ici (K.21) Ils ne réussissaient pas à faire avancer suffisamment les travaux et ils toléraient un chantier désordonné où régnaient les manigances. Le fouillis régnait dans le Parc olympique. Les coûts dépassaient largement les prévisions. Les contrôles étaient presque inexistants. Le vandalisme existait au plus haut point. Les travaux étaient faits le jour et défaits la nuit. Des employés absents étaient payés quand même. Les matériaux disparaissaient et les Jeux Olympiques risquaient de ne pas avoir lieu.

•• Le bureau d’Ingénieurs de structure du Stade, fortement recommandé ( ! ) à Montréal par Québec, a failli et ses plans des consoles, fléaux et anneaux techniques ne pouvaient être utilisés. Ce bureau a dû être remplacé à la hâte par deux bureaux d’Ingénieurs français dès mai 1974 pour reprendre les plans de la structure principale.

•• À l’été et en octobre 1975 M Drapeau a insisté auprès de M. Robert Bourassa, alors Premier Ministre du Québec, de retirer les mandats respectifs à LVLV et DD pour remettre la direction des travaux à notre Division du Parc Olympique et M. Taillibert, sinon il quittait.

•• Montréal ne parvenait pas à maîtriser LVLV et DD qui ne connaissaient pas toutes les subtilités de ce type de technique.

•• Montréal ne parvenait pas à régler les troubles ouvriers existants sur le chantier puisque c’était strictement de responsabilité provinciale.

Pour conclure

Il n’y eut pas la grève de six mois annoncée par la R.I.O. Les travailleurs n’ont pas à supporter le retard important des travaux.

La R.I.O. a menti et ment depuis des années. La R.I.O. a dépensé inutilement plus de $2 Milliards.

Un autre exemple à venir.- Le Stade Olympique -- Mythes et réalités. Un texte subtil de la R.I.O. avec ses vérités et ses menteries. Je vous reviens sur ce sujet.

Claude Phaneuf, B.A., B.Sc.A.
Un des trois pionniers concepteurs du Parc Olympique et du Stade.
Membre de l'OIQ de 1962 à octobre 2006.
Mai 2010
Ajout Septembre 2010 - Texte sur l’échec du Mandataire et du Gérant.







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